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Le
gouvernement péruvien libère Alberto Pizango
Les Verts se félicitent de la libération d’Alberto Pizango,
président de l’AIDESEP (Association Inter-ethnique pour le
Développement de l’Amazonie Péruvienne), étape indispensable
vers la fin de la politique répressive du gouvernement d’Alan
Garcia à l’égard des peuples indigènes et de leurs
représentants.
Le gouvernement tente de criminaliser les actions indigènes.
Or en s’opposant au saccage de l’Amazonie, les indigènes
assument leurs responsabilités de défendre leurs lieux de vie,
et plus largement l’environnement amazonien, inestimable et
unique bien commun planétaire. Tant par sa richesse en
biodiversité que par la réserve d’eau qu’il abrite, sa survie
est vitale pour l’équilibre planétaire. De même, les cultures
indigènes, qui ont su assurer leur survie dans le respect de
leur écosystème, sont un modèle et une source d’espoir pour
construire une nouvelle logique de survie planétaire, rompant
avec la mise à sac du monde vivant.
Les Verts jugent à ce titre indissociable la solidarité avec
la cause indigène au Pérou et la défense de l’environnement.
La criminalisation de leur cause est inacceptable. C’est le
non-respect de la convention 169 de l’OIT - ainsi que la
Déclaration des droits des peuples autochtones et la
convention sur la Biodiversité biologique des Nations Unies -
qui a causé la crise reprochée aux indigènes. L’illégalité ou
l’inconstitutionnalité n’est pas de leur côté.
De même les conclusions officielles de la commission sur les
événements de Bagua, contredites par certains de ses plus
éminents membres (dont le coordinateur Jésus Manaces Valverde)
montrent le refus de transparence de gouvernement péruvien en
la matière, ce qui est de mauvaise augure à la veille des
comparutions d’Alberto Pizango.
Les Verts, soucieux de voir le gouvernement péruvien faire de
vrais pas en avant, exigent donc en prolongement de la
libération d’Alberto Pizango, toujours cité à comparaître pour
l’ensemble des procédures en cours :
- La fin de la criminalisation d’une lutte légitime,
respectueuse tant des dispositifs internationaux que de
l’environnement.
- La transparence sur les événements reprochés aux
organisations indigènes et leurs responsables.
- La promulgation immédiate de la "Ley de Consulta", avant
l’attribution en cours des 25 nouvelles concessions
pétrolières ; et une désignation honnête des représentants
indigènes partenaires.
- La remise en cause de toute concession, antérieure ou
postérieure aux événements, n’ayant pas fait l’objet d’une
consultation telle que définie par les règles internationales.
Pour faire cesser les prédations graves pesant tant sur l’être
humain que sur son environnement, les droits des peuples à
exister dans leur diversité doit pleinement s’exercer et
redevenir souverain sur les droits commerciaux des
multinationales. Ce tant au Pérou que dans le reste du monde.
Cette lutte pour la souveraineté des peuples contre la logique
du profit, prédatrice au plan humain et environnemental, est
de la même nature que ceux que nous menons localement. Ce
combat des Peuples Indigènes est donc le nôtre. La
mobilisation des opinions publiques péruvienne et
internationale porte ses fruits. Elle doit se poursuivre
jusqu’au retour à un état de droit acceptable au plan humain
comme environnemental. Les Verts. 28/05/2010. www.lesverts.fr.
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